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Les syndicats appellent les députés à refuser le travail le 1er mai
information fournie par Boursorama avec AFP 03/03/2026 à 17:57

L'Assemblée nationale, le 11 février 2026.  ( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )

L'Assemblée nationale, le 11 février 2026. ( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )

L'ensemble des huit confédérations syndicales françaises appellent les députés à rejeter une proposition de loi visant à permettre à certains magasin et lieux culturels de faire travailler leurs salariés le 1er mai, dans une lettre obtenue mardi par l'AFP.

La possibilité pour les commerces de bouche, les fleuristes et établissements culturels (cinémas, théâtres...) de faire travailler leurs salariés un 1er mai a été votée fin juillet par le Sénat, où siège une nette majorité de droite, avec le soutien du gouvernement.

Déjà présentée à l'Assemblée nationale le 22 janvier, la proposition n'avait pas pu être adoptée faute de temps.

Mais le groupe des députés Renaissance va la reprendre dans sa niche parlementaire du 10 avril, a annoncé fin janvier à l'AFP l'entourage de son président, Gabriel Attal.

Il s'agit d'obtenir "une adoption et une application avant le 1er mai 2026", avait-on précisé.

"L’ensemble des organisations syndicales avaient dénoncé ce texte dont l’objet n’était rien de moins que la remise en cause du 1er mai seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré et symbolique pour les travailleurs en France comme à l’international", rappellent dans leur lettre la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l'Unsa, Solidaires et la FSU.

Pour les syndicats, "l’ouverture de la dérogation au principe du repos rémunéré le 1er mai constitue une première brèche, remettant en cause l’exceptionnalité de cette journée".

"L’histoire sociale nous montre qu’à chaque fois qu’un principe est entamé, les dérogations s’étendent progressivement jusqu’à devenir la règle," poursuit le courrier qui affirme que "le travail du dimanche en est une illustration éclairante : une fois le travail généralisé ce jour-là, les majorations n’ont plus lieu d’être".

"Quant au +volontariat+, ajouté pour rassurer, il n’existe pas réellement du fait du lien de subordination inhérent au contrat de travail, d’autant plus dans les petites entreprises", ajoutent les syndicats.

L'origine de la proposition de loi remonte à la fin du mois d'avril 2025 lorsque certains boulangers avaient dénoncé les contrôles inédits menés ces dernières années par l'Inspection du travail auprès de plusieurs artisans.

Car si eux-mêmes sont autorisés à travailler, ils ont été épinglés pour avoir fait travailler leurs salariés durant cette journée fériée et chômée en France.

2 commentaires

  • 23:45

    J'aime pouvoir travailler à toute heure et pendant toute journée qu'il me plait. Je choisis et ça rapporte.Je ne vois pas pourquoi un syndicat de fonctionnaires administratifs me l'interdirait.


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